En Marche! au marché des 4 Routes

Il y a quelques semaines, j’ai décidé de rejoindre le pôle local LREM d’Asnières-sur-Seine. Ce choix est motivé par plusieurs raisons. D’abord, l’envie (qui a mûri notamment au fil de l’avancement de ma BD “Vide!”) de m’investir davantage dans le développement des sujets relatifs à l’égalité hommes-femme, à la lutte contre les violences conjugales et à l’éducation. Par ailleurs, et parallèlement à mes crayons, le désir aussi d’aller sur le terrain et de développer mes compétences sur d’autres supports (la réalisation de films, de documentaires, de reportages….). Enfin, la curiosité : connaître l’univers d’En Marche! , sa communication (évoluant moi-même dans ce domaine) et d’aborder les échéances électorales sous un prisme qui me semble intéressant de regarder.

Dimanche dernier, j’ai pu rencontrer pour la première fois les équipes LREM au Marché des 4 Routes d’Asnières-sur-Seine. L’occasion de réaliser mon premier reportage terrain, de parler avec Sandrine (merci à elle), Conseillère municipale – LREM, de son engagement politique et des questions du moment : la stratégie vaccinale et les infrastructures routières.

Parallèlement à Vide! , je vais publier progressivement des contenus photos et vidéos en lien avec cette thématique (d’autres suivront dans d’autres domaines). Toujours dans cette même idée et cette même passion : réaliser des reportages, rencontrer des gens et raconter leurs histoires. Et puis, parler de sujets utiles. Quel que soit vos engagements et vos convictions, j’espère que vous apprécierez.

Illustrations de terrain : Hommage à Samuel Paty et #StopLoiSécuritéGlobale

Comme beaucoup de citoyens anonymes, il m’est apparu nécessaire de soutenir le corps enseignant et la liberté d’expression après le tragique assassinat de Samuel Paty. Je me suis rendue au rassemblement du 18 octobre, tenu sur la Place de la République. Voici l’illustration que j’ai pu encrer. La mise en couleur arrive bientôt.

Dans la continuité de ce rassemblement, j’ai participé aux deux premières manifestations contre la Loi Sécurité Globale afin d’alerter le Gouvernement sur les risques juridiques et institutionnels par rapport aux interprétations trop larges suscitées par les textes de lois du projet en cours d’examen. Si la Loi Sécurité Globale apporte plus de clarté administrative pour renforcer l’efficacité et les moyens opérationnels des différentes organisations policières, qu’il apparait normal d’adapter les dispositifs face aux enjeux du digital et de renforcer la protection des forces de l’ordre dans cet environnement, ces actions ne peuvent pas aller à l’encontre des libertés fondamentales. Il est normal que de tels sujets suscitent des débats, surtout pour légiférer un environnement numérique où tout est à construire. Le fameux équilibre entre la Liberté et la Sécurité.

Au delà du fameux article 24 sur lequel s’est focalisé toutes les attentions, nous pouvons citer aussi un autre exemple parlant, et toujours au cœur de cette loi en lien avec la technopolice: la question des usages des drones dans les espaces publics est toujours présente dans la Loi Sécurité Globale, alors que le Conseil d’Etat avait déclaré en Mai que leurs usages étaient illégaux dans le cadre du confinement suite à sa saisie par la Quadrature du Net – décision qui avait fait alors jurisprudence.

C’est dans cette optique que je me suis rendue au Trocadéro et à la Marche des Libertés. Ci-dessous, vous trouverez le crayonné effectué Place du Trocadéro. L’encrage sera réalisé ultérieurement.

J’ai pris beaucoup de plaisir à plonger au cœur de l’actualité pour dessiner ces événements marquants. Une expérience à renouveler, à coup sûre, dans d’autres circonstances.

BD – Vide ! : Plongée dans les effets systémiques du harcèlement

Il y a quelques années, j’ai fait une très mauvaise rencontre sur internet qui a eu un des impacts négatifs dans mon développement personnel et professionnel. A l’heure où je vais aborder la dernière ligne droite de ce projet pour refermer définitivement ce chapitre de ma vie, j’ai décidé de partager mon témoignage dessiné avec mon réseau LinkedIn.

Vide ! c’est l’histoire d’un manipulateur pervers narcissique qui profite de la vulnérabilité d’une étudiante pour arriver à ses fins. Ce récit, à la fois cathartique et coup-de-poing, invite les lecteurs à mieux cerner les causes et effets du harcèlement ainsi que son mécanisme triangulaire : 1 harceleur, 1 harcelé(e), 1 groupe d’individu. Vide ! est raconté volontairement sous la forme de dessins simples, impactant, et accessibles, réalisés en format A6, avec des stylos et des crayons de couleurs.

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Pourquoi partager ce récit-témoignage ? 

  • Parce que VIDE ! s’adresse principalement à de jeunes adultes, à des parents, à des professeurs, ou encore à professionnels et anonymes qui désirent lutter contre le harcèlement.
  • Parce que de nombreuses personnes de mon réseau ont des enfants ou des adolescents, vivent ou ont vécu anonymement ces situations de près ou de loin, parfois – hélas – dans proportions bien plus graves que les miennes. Ce témoignage est une fenêtre solidaire qui, je l’espère, les aidera à s’extraire de l’isolement et mieux prévenir les risques de harcèlement.
  • Parce que le harcèlement et le cyberharcèlement sont aujourd’hui des fléaux dans notre société en matière de santé publique, de coût social et pèsent sur nos productivités au sein de nos propres organisations professionnelles. J’ai la conviction que la réponse pour mettre fin à terme à ces fléaux se fera de manière collective et transversales, avec toutes les parties prenantes, où les entreprises joueront un rôle clé.
  • Parce que mets toute mon expérience et mes connaissances professionnelles acquises dans l’univers de la communication pour raconter cette histoire banale et complexe, sans tomber dans un excès de pathos et en me posant toujours la question tout le temps : quel message je veux faire passer ?
  • Parce que je suis fière de mon parcours personnel et professionnel réalisé malgré ces épreuves. La vie est pleine de belles rencontres et d’opportunité quand on parvient à s’extraire de l’emprise et du renfermement. J’en profite pour remercier l’ensemble des personnes de mon entourage : famille, amis, proches, collègues et anonymes, qui me donnent toujours un peu d’eux-mêmes pour me donner la pêche et terminer ma journée avec optimisme, en me convaincant que l’être humain a un bon fond.

Identifier les situations de harcèlement pour mieux les prévenir et s’en protéger.

En 2019, le Centre Hubertine Auclert pour l’égalité homme-femme diffusait le #VIOLENTOMETRE (téléchargeable par ici => Le Violentomètre | Centre Hubertine Auclert (centre-hubertine-auclert.fr)) : un outil de mesure simple pour déterminer si une relation avec une personne est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. Mon harceleur cochait 7 critères oranges sur 10 dans la catégorie « VIGILANCE : DIS STOP ! » et 4 à 5 critères rouges sur 8 dans la catégorie « PROTÈGES TOI: DEMANDE DE L’AIDE ».

Vide! est également consultable sur Instagram (lecture plus agréable garantie, c’est par là que vous retrouverez également la communauté la plus réactive ) et, depuis récemment, sur Twitter 🙂

Plus de 320 feuillets ont été réalisés depuis le début de ce projet. Quel chemin ! Les prochaines publications reprendront début 2021 et auront comme objectif de donner des exemples concrets et imagés de situations à risque, toujours pour permettre de mieux les identifier et les prévenir, et toujours dans une même dynamique pour cerner les mécanismes du triangle du harcèlement.

2020 aura été une année riche en émotion. 2021 sera celle du renouveau et de l’apaisement. J’espère qu’il en sera de même pour vous. Je profite de cette occasion pour vous souhaiter, à toutes et à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année.

#harcelementscolaire #cyberharcelement #harcelement #mpn #perversnarcissique #stalker #violencesfaitesauxfemmes #droitsdelafemme #noustoutes #violentometre

*Cette histoire est une fiction inspirée de faits réels. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne seraient que fortuites.

** Originaire d’Amérique Latine, le Violentomètre a été adapté conjointement avec l’association Nous Toutes l’Observatoire de violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris.